J’aimais tant… J’aime les contradictions

Pour tout public

D’après la vie et l’Oeuvre d’Egon Schiele (1890-1918)
et les textes d’Egon Schiele, Antonin Artaud, Sigmund Freud et Carl Gustav Jung.

Pleine Esquisse pour trois corps et un pantin.
Au tournant du siècle dernier, Egon Schiele, ce créateur génial, naïf, écorché, nous livre une oeuvre visionnaire et controversée. Eternel enfant, à la vie tortueuse, fauché en pleine métamorphose…

« L’Art ne peut être moderne ; il est de toute éternité. »

Avec
Egon Schiele : Zack Naranjo
Gustav Klimt / Egon Schiele : Emmanuel Georges
Valérie Neuzil, dite Wally : Esther Suel
Adaptation & mise en mouvements : Stéphanie Fumex
Assistant / Régie son & lumière : Nicolas Eymery
Conception Marionnette : Frank Vallet
Vidéo & son : Odile Brook, Laurence Gatti, Lise Meron-Lochet

Durée : 1h10

Critiques

Françoise Gatti – Spectacle Vivant

Un spectacle […] réussi : l’excellence des interprètes, le propos puissant, la mise en scène élégante, l’écriture et la scénographie fraîches et intelligentes, ingrédients « fruitsé » autour d’un thème particulièrement humain : l’art …
Stéphanie Fumex nous fait partager les élans et les errances d’Egon Schiele, grand peintre Viennois de la fin des années 1900 . Ses choix de mise en scène donnent relief à la dualité de ce personnage autrefois controversé et dont aujourd’hui personne ne conteste l’immense talent.

Amélie Blaustein Niddam – Toutelaculture.com

Faire du théâtre à partir d’une peinture, rendre vivante l’œuvre. C’est le pari audacieux et totalement gagné de la metteuse en scène et peintre Stéphanie Fumex présentant « J’aimais tant, j’aime les contradictions » dans un théâtre semblant construit pour l’occasion, Les Blondes Ogresses. Une réussite théâtrale et picturale sans appel[…]

Barbara Petit –  Théâtre du Blog – Cassandre/Hors Champ

[…] Chacun [des] moments de la vie d’Egon nous apparaît dans une incroyable sensibilité, dans une infinie justesse, et dans une tension maintenue sans relâche. Une mise en scène résolument expressionniste, qui joue à un haut degré avec les sens autant qu’avec les sensations, où émotions et sentiments visitent toute la palette, s’attardant à ses extrémités : la véhémence, l’hystérie, la rage, le désespoir… Porté par de jeunes comédiens enthousiastes, passionnés et talentueux, sans oublier une marionnette habilement manipulée, ce portrait d’Egon Schiele, enfant éternel, malmené et tourmenté, nous a littéralement séduits et bouleversés. Et a toutes les cartes en main pour remporter votre adhésion.

Voir les critiques des spectateurs sur BilletRéduc

Spectacle joué depuis avril 2011.
Théâtre de l’Opprimé – Paris
Théâtre de l’Epée de Bois – Paris
Créa – Caen
Villa Mais D’Ici – Aubervilliers
Théâtre des Blondes Ogresses – Paris
Théâtre des Deux Rêves – Paris
Collectif Mix’Art Myrys – Toulouse

Les Habitants du Frigo

Pour jeune public …et pour les plus grands aussi !

Création de la compagnie

Conte givré et marionnettes déjantées pour petits et grands

Que se passera-t-il le jour où la porte du frigo s’ouvrira et que le petit univers de « derrière la porte du frigo » s’illuminera…
Nous découvrons que le bout de saucisse, qui a perdu sa moitié, est un petit farceur; que Mo’sieur le Thon, dont la date de péremption est incertaine, tente de nous faire revivre sa vie de marin ; que The Roosebeef regrette de n’avoir jamais été une star… Tout ce petit monde discute, rêve et s’anime sous l’impulsion de la très vive Rondelle de Citron.
Mais un jour, l’équilibre de cet univers est bouleversé : l’anniversaire du petit Thomas provoque des ouvertures incessantes de la porte du frigo, et une inondation arrive chez les «habitants» !

Avec :
Stéphanie Fumex
Emmanuel Georges
Conception Marionnettes : Frank Vallet

Durée : 1 heure

Critiques

Télérama

Original et comique.

Paris Paname

Pour petits et grands gourmands.

Les spectateurs l’ont dit…

Les comédiens marionnettistes sont époustouflants ! Ne s’arrêtent jamais, la magie opère et cela grâce à l’univers proposé. Marionnettes expressives et très belles ! Ma fille depuis observe derrière la porte de notre frigo pour entendre les aliments ! Quel spectacle ! Merci.

Un spectacle original ; humour et fantaisie garantis. Les marionnettes sont superbes et les comédiens manipulateurs techniciens épatants. Ma petite fille a participé et a félicité les comédiens ! Magique, émerveillement et plaisir des enfants partagés.

Spectacle joué depuis 1997
Théo Théâtre – Paris
Festival International de la Marionnette de Charleville-Mézières
Festival International de rue d’Aurillac
Théâtre de Nesle – Paris
Théâtre des Deux Rêves – Paris
Hôpitaux Necker, Debray, Trousseau – Paris
Centre d’Animation Mathis – Paris
Bibliothèques – Paris & Ile de France
Centres de loisirs – Paris & Ile de France

Amour, Amor !

Pour tout public

Représentation le samedi 30 janvier 2016 au Théâtre Sans Crier Gare à 20h30.

Solo pour corps de femme où se joue la tragi-comédie de l’amour qui torture, révulse, comble, démembre, emporte pour laisser pantelant devant l’image flétrie par le temps.

D’après l’oeuvre de Federico Garcia Lorcà

Avec : Stéphanie Fumex
Mise en scène : Ilios Chailly

Durée : 1 heure

Spectacle joué depuis 2000 :
Paris
Théâtre de l’Epée de Bois
Théâtre du Temps
Théâtre Bec Fin
Théâtre du Tourtour
Théâtre des Songes
Théo Théâtre
Festival d’Avignon
Festival International de rue d’Aurillac
Festivals divers à travers la France
Association des amis de F.G. Lorcà
Théâtre du Terrain Vague – Villeneuve-sur-Lot
Bibliothèques de Paris & Ile de France

Critiques 

Le Républicain

Un authentique moment de bonheur. Amour à mort… Dans le corps de Stéphanie Fumex se joue le drame de la passion qui la torture, la révulse. Un solo théâtral vécu comme une partition musicale.

Avignon Mag

Prenez des extraits de textes de Lorcà, coupez-les dans un grand saladier, mélangez le tout jusqu’à obtenir une histoire cohérente et originale (…) Prenez ensuite une comédienne survoltée, faites lui interpréter simultanément une galerie de personnages tous aussi attachants les uns que les autres. Faites enfin entrer le public et attendez les rires et les larmes. Merci Mademoiselle Fumex pour cette performance qui m’a moi aussi « blessé d’amour à mort ».

La Dépêche du Midi

La performance de Stéphanie Fumex dans ses multiples rôles a soulevé l’enthousiasme d’une salle pleine à craquer dont l’attention avait été totalement captée durant le spectacle. L’actrice au talent affirmé passe tour à tour, sans artifices, grâce seulement à une mimique, un geste ou un tic, du rôle du « Guignol au gourdin » à celui de l’ignoble Don Cristobal ou de la belle Dona Rosita ou encore du séduisant Léonard.

Les spectateurs l’ont dit :

Très bon spectacle. On se laisse emporter par le texte, l’émotion et le jeu de la comédienne. Un grand merci…

Déroutant mais plein de talent !

S’il est vrai que je suis poète, par la grâce de dieu ou du diable, je le suis aussi par la grâce de la technique et de l’effort. Allez voir cette pièce vous comprendrez !

Quel talent ! Jeu prestigieux de l’actrice, c’est époustouflant, unique.

Un spectacle intense, très drôle et bouleversant. La comédienne nous transporte dès la première seconde avec une palette de personnages maitrisée à la perfection. On rit, on pleure et même les deux parfois !

 

Dom Juan Ou l’Alibi du Désir

Pour tout public

Arts vivants pour cinq comédiennes, deux pantins et trois masques au service d’un Dom Juan féminin.

Au 21ème siècle, Dom Juan est une femme. Libre ou prisonnière de son plaisir, elle se moque, séduit, se cache, déchire, grandit, foudroie et dérange. Ses mains n’épousent qu’un vaste chantier vide et dévastateur.
Qu’en est-il alors de ce conquérant au coeur vide et jamais blessé ? Ne serait-elle pas une pauvre orpheline en quête du père assassiné ?
Prenant pour alibi son destin littéraire, arpentons son désir. Par le choeur du peuple, assistons à l’évanouissement d’une jeune femme brûlant ses ailes avant d’avoir pris son envol.
Dévorons ce mythe poussiéreux pour faire éclater l’âme qui l’obsède.

Inspiré librement des oeuvres de Molière, Tirso de Molina, Brecht, Pouchkine, Lorenzo Da Ponte, Léotard et Kundera

Avec : Lisa Costa, Geraldine Bensasson, Chloé Perrier, Stéphanie Marino, Eve Laudenback, Elise Bertero, Stéphanie Fumex.
Ecriture et mise en scène : Stéphanie Fumex

Spectacle joué de septembre 2008 à novembre 2009.
Résidence à la Villa Mais d’Ici – Aubervilliers
Théâtre de Nesle – Paris
Théâtre de la Jonquière – Paris
Centre d’animation Mathis – Paris

Critiques

Christian Morel de Sarcus – Marie Ordinis Blog – Août 2009

Enfin un spectacle à polémiques !

Pourtant tout commence mal : « Au XXIe siècle, Dom Juan est une femme » (Déjà fait par Brigitte Bardot et Vadim, au XXème siècle) Ouh là, encore un gros gâteau trop cuit !

La distribution est entièrement féminine (ou plutôt-niste ?)

Elles ne seront pas en pantalon noir-maillot noir comme les vendeuses de valises des Galeries Lafayette tout de même ? Mais si, bois l’amère potion, sans en laisser au fond ! Et le fond ? Un ravaudage de textes de Pouchkine, Molière, Kundera et autres quidams (qui-dames ?) un pot-pourri, un florilège, une olla-podriga…

Ulcéré, enfermé, ligoté, plein de préventions, l’on s’attend à souffrir et le charme opère.

Il y a pourtant même de la vidéo qui donne de la télé là où il n’y a plus de théâtre. Ô rage.

Et des rideaux qui coulissent mal ou pas toujours bien.

Mais alors, mystère, les hurlements de ces dames, plus que mécontentes de Dom Juan, leur hystérie, leur recherche de l’inconnu masculin, les masques, les seuls visages de l’homme qu’elles contempleront jamais, les flammes qui embrasent, purifient, dansent, éclairent, mystère, mystère du théâtre des origines, convoqué sur scène, comme dans l’Antiquité, par ces diablesse inspirées et sifflantes, qui jettent toute leur force dans ce brasier de mots dont les cendres volent jusqu’au plafond et se déposent sur nos palais, en amertume.

Créé à la Villa d’Aubervilliers, cette reprise au T.N.O. mérite un rodage, certes, et divisera, il ne peut en être autrement, mais gagnera sa légitimité dans ce cycle « Dom Juan et le libertinage » avec son chant si particulier.

La Souricière

La SouricièreNouvelle création autour de l’Oeuvre de William Shakespeare pour le jeune public.

Deux comédiens saltimbanques et leurs marionnettes découvrent et explorent le théâtre de William Shakespeare avec humour et fantaisie.
Ils s’approprient les codes du théâtre et revisitent les personnages clés de son oeuvre : Roméo et Juliette, Othello, Hamlet, le Songe d’une nuit d’été…
Les marionnettes prennent corps de ces personnages troublants de vérité, de force et d’authenticité. Ils offrent à notre jeune public, une invitation aux différentes pratiques théâtrales ainsi qu’une véritable réflexion sur le monde d’aujourd’hui.

Avec :
Stéphanie Fumex
Emmanuel Georges
Collaboration artistique : Nicolas Eymery
Vidéos : Hoang N’Guyen
Décors & Marionnettes : Collectif CAPAC
Création musicale : Julien Musquin
Costumes : Gwenaelle Ledantec
Illustrations de l’affiche : Chine Seston

Durée : 1 heure
A partir de 6 ans.

Ce spectacle a été créé notamment lors de deux résidences : l’une en septembre 2012 au Collectif Mix’Art Myrys à Toulouse, l’autre en septembre 2013 chez les Frères Poussières à Aubervilliers.

Spectacle joué depuis septembre 2013.
Théo Théâtre – Paris
Théâtre de l’Epée de Bois – Paris

Le crépuscule de la Cruauté

Pour tout public

Le Crépuscule de la Cruauté est un montage de textes puisés dans l’oeuvre d’Antonin Artaud et fondé sur des improvisations tendant à rendre concrète la pensée humaine et théâtrale du génie.

«… Je n’ai jamais rien étudié, mai j’ai tout vécu. »

« Il me faudrait qu’un seul mot parfois, un simple petit mot sans importance, pour être grand, pour parler sur le ton des prophètes, un mot-témoin, un mot précis, un mot subtil, un mot bien macéré dans mes moelles, sorti de moi, qui se tiendrait à l’extrême bout de mon être, et qui, pour tout le monde, ne serait rien. »
Antonin Artaud

D’après la vie et l’oeuvre d’Antonin Artaud.

Avec Ilios Chailly

Mise en mouvements de Stéphanie Fumex

Voir les critiques

Spectacle joué de 2005 à 2008.
Festival d’Avignon
Festival International de rue d’Aurillac
Théâtre Bec Fin – Paris
Théo Théâtre – Paris

Critiques

Jean-Yves Bertrand – Revue Spectacle

Antonin Artaud, obsédé par / exécrant le chiffre 4 (et ses multiples), évoquant sa grand-mère, sa femme, les lettres de refus de publier sa poésie, déporté / enfermé par les docteurs (sans lesquels il n’y aurait pas de malades), soutenu par de rares amis (comme Arthur Adamov et Jacques Prevel), se dédoublant (à l’aide d’une marionnette), défendant son Théâtre de la Cruauté au Théâtre Alfred Jarry, un temps apaisé au Mexique: toutes ces facettes du poète, Ilios Chailly les incarne à la perfection, que l’on vient à  se demander si Antonin n’avait pas raison quand il disait… qu’il ne mourrait jamais !

P.W. – La Provence

Un gros coffre en bois comme un cercueil se trouve au cœur de la scène, d’où un être vêtu de noir sort de sa mort avec ses cris tranchants. Il est si chaleureux, et sa passion du partage nous incite à explorer le puits profond de ses pensées et de ses imaginations, d’où jaillirent les sources de sa création toute en quête de poésie, de vérités secrètes.
Son enfance à Marseille, son vécu littéraire et théâtral à Paris, son voyage au Mexique, en Irlande, ainsi que son enfermement cruel dans les asiles psychiatriques, il ressemble à un jeune homme vivant qui nous raconte cette vie entière de façon infatigable…
Voilà une croisière de la découverte inoubliable, de l’univers intime d’Antonin Artaud. Nous y passons des moments intenses et bouleversants. Très fort. Merci !

MARIE-JOSE PRADEZ – LA THEATROTHEQUE

Cris, vociférations, fulgurances, écritures protéiformes, extrême intelligence à vif. C’est ce pari fou d’accéder à la justesse de cela que s’est donnée La Compagnie des Fruits Défendus, Ilios Chailly, dans le rôle d’Artaud et Stéphaine Fumex, pour la mise en mouvement. Réussite bouleversante, Frédéric Basilio, directeur du Théâtre Pandora a eu beaucoup d’intuition et de conscience des spectacles de qualité en offrant sa salle à ces deux jeunes artistes aussi sympathiques que profonds. Un espace scénique pleinement adapté à cette cérémonie de la douleur où tout le parcours d’Artaud est évoqué par un montage de textes intelligemment choisis et raccordés.

Pour jouer de telle manière, Ilios Chailly connaît intimement cette œuvre sans jamais tomber dans un intellectualisme sclérosant, un exotisme vulgaire, une récupération idéologique émolliente. Ilios Chailly joue tout : une très importante présence physique, un sens tragique des plus aigus, une très grande variété dans les émotions, une aisance à se déplacer, toujours en relation avec le texte. Ce comédien ne récite pas, il fait vibrer la salle, la met sous tension, en se rapprochant des tensions d’Artaud lui-même qu’il ne singe jamais. Le tout est servi par un espace pictural et une lumière rappelant la grande peinture espagnole. Ilios Chailly et Stéphanie Fumex introduisent dans la mise en scène, sans l’alourdir dans son rythme, quelques accessoires pertinemment intégrés, efficaces et en place dans la mise en scène, dont une marionnette étonnante dont l’acteur se sert avec naturel, sans infantilisme. Puissamment  aimanté par un texte d’une force exemplaire, le public est concentré sur l’action et l’interprétation de ce comédien très vigoureux dont la liberté du corps se déjoue d’un répertoire de gestes limités, trop systématiques, forcés ou stéréotypées. Face à cette protestation vitale, anarchique et cohérente, à cette puissance de résistance contre les pouvoirs, l’attention est palpable. Le public reste un instant muet d’émotion quand le noir de fin tombe sur le plateau. Cette pièce vaut cent fois le détour. Ne la manquez ni à Paris ni au Festival d’Avignon où elle se produit. Spectacle à voir absolument !

La Fête se fait… art

Pour jeune public

D’après «Le Dompteur» de René Tholy

«Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants.»
… et après, après ?…

Dans un univers où se confondent acrobates, chanteurs, clowns, marionnettes… Le public est mêlé à la destinée de deux êtres perdus dans la foule et manipulés par le pouvoir de Mister Blaînd. Et cela continue, continue de tourner, de tourner… Approchez Mesdames et Messieurs; la grande parade des Fruits Défendus va commencer…

Avec Kim Schmitt, Isabelle Seznec, Vanessa Roma, Frédéric Senent, David Levy, Nabil, Orphyse Nicolas.

Mise en scène : Stéphanie Fumex
Adaptation : Stéphanie Fumex & Frédéric Senent

Spectacle joué de 1996 à 1998.
Hôpital Necker – Paris
Parc Floral de Paris
Aktéon Théâtre – Paris

Critiques

Transfac

Un jeune homme et une femme pleine de fraîcheur se croisent un beau jour, comme si la lune et le soleil s’étaient donnés le mot pour arranger cette belle rencontre… C’est le coup de foudre. Très timidement, ils font connaissance. Les rendez-vous se répètent, de plus en plus fréquents… Rosario et Sémélès s’aiment d’un amour tendre. Ils sont beaux, innocents, à mi-chemin entre l’enfance et l’âge adulte. Ils sont heureux et se laissent aller à d’interminables rêveries. Leur histoire est simple, belle, ils débordent de bonheur. Les journées se succèdent enroulées dans les draps de leurs rêveries. Petit à petit, la réalité reprend le dessus : ils sont affamés, ont froids, pas de travail  et donc pas un sou en poche… Très vite l’ennui tombe au sein du jeune couple, et c’est la déchirure. L’espoir s’effiloche. L’amour vieillit et la folie s’empare de Sémélès jusqu’à pousser Rosario dans la mort tels Roméo et Juliette. Mais la lune est là, bienveillante… Parviendra t-elle à bouleverser le cours de cette tragique histoire ? Stéphanie Fumex et Frédéric Senent ont élaboré un charmant conte de fées pour adultes. On y trouve de très jolis moments plein de poésie et de tendresse qui nous renvoient parfois à notre enfance. On est conquis ! Les trois comédiens sont beaux, jeunes, plein de naïveté et de justesse. La mise en scène, signée Sylvie Fumex, est astucieuse, intelligente, et à su tirer parti de l’espace scénique de l’Aktéon. La scénographie, quant à elle, est très esthétique. Un spectacle à découvrir.

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Etrange histoire que ce conte de fée pour adultes ou vieux enfant auquel nous convient Stéphanie Fumex et Frédéric Senent. Une petite fille, Augustine (Orphise Nicolas), porte haut son ventre de femme enceinte. Après avoir allumé les bougies de son château imaginaire, elle va faire sortir de son livre de contes les personnages d’une histoire d’amour pas très optimiste, Rosario (Frédéric Senent qui fait un peu penser à Jean-Louis Barrault dans « Les enfants du paradis ») et Semeles (Stéphanie Fumex qui grâce à son talent apporte lumière et vie dans ce mélo amoureux), pour vivre avec eux leur destinée.
L’écriture de nos jeunes auteurs est jolie, poétique, mais se perd un peu dans des longueurs faciles à éliminer. Il y a de beaux moments de tendresse et de fraîcheur, un peu de naïveté, et l’envie de partager cette histoire avec vous.

L’épopée fantastique de Sharr Kân

Pour Tout public
D’après les Mille & une Nuits.

L’Epopée Fantastique de Sharr Kân est une adaptation du roman de l’Epopée de Umar an-Nu’mân des Mille et une nuits (nuits 45 à 145). Longue épopée qui relate l’étonnante histoire de la famille royale de l’Umar à Nu’man. Une malédiction emplie d’incestes, d’assassinats, d’enlèvements, de retrouvailles semble peser à l’instar de la famille des Atrides. L’adaptation s’attarde tout particulièrement sur la première partie du roman qui correspond à la rencontre et aux mésaventures de Sharr Kân et d’Abriza, lors d’une guerre opposant musulmans et chrétiens byzantins.

Avec Illios Chailly, Alice Gastaut, Rosanna Sfragara, Yazid Maouchi, Stéphanie Fumex.

Mise en scène : Collective
Adaptation : Frédéric Senent
Durée : 1h30

Spectacle joué en 2002.
Biennale de la jeune création de Houilles.